SDS v7 de WPATH

L’association WPATH a récemment présenté la version 7 de leurs nouveaux standards de soins à son symposium à Atlanta; la version précédente datait de 2001. Le nouveau SDS est utilisé internationalement par les professionnels de la santé qui oeuvrent auprès de la population trans. La version 7 des SDS est manifestement un changement positif dans l’accès aux soins des personnes trans.

Le nouveau SDS reconnait qu’il peut y avoir la présence d’une «dysphorie de genre» et qu’elle peut être considérée comme maladie mentale dans le but de faciliter l’accès aux soins de la santé. Par contre, les individus transgenres, transsexuels et dont l’expression de genre est nonconforme ne souffrent pas fondamentalement d’un trouble mental; de plus, la dysphorie de genre n’est pas nécessairement un diagnostic chronique.

Les nouveaux SDS affirment clairement que les «thérapies réparatrices» vont à l’encontre de l’éthique professionnelle, ils confirment l’importance d’une approche qui vise la réduction des méfaits et invitent les professionnels de la santé à s’impliquer plus directement afin d’accroitre la tolérance et l’équité et d’éliminer les préjugés, la discrimination et la stigmatisation.

Un autre changement majeur dans les SDS est le ton. Plutot que d’imposer aux personnes transgenres le fardeau de la preuve quant à leur éligibilité aux traitements, les nouveaux standards mettent l’accent sur ce que les professionnels de la santé peuvent faire pour appuyer les individus transgenres dans le but de soulager la dysphorie de genre par l’affirmation leur identité de genre, par l’exploration des différentes options quant à l’expression de celle-ci et par le soutien aux prises de décisions et aux choix de traitements. Les termes redoutés «real life test» et «real life experience» ont été éliminés, quoique 12 mois de vie à temps plein dans le role conforme au genre visé sont requis pour avoir accès à la chirurgie génitale.

Les nouveaux SDS renferment aussi des changements clés en ce qui a trait aux compétences des professionnels de la santé mentale. L’évaluation des individus pour la thérapie hormonale peut être faite par un ou une professionnel/le de la santé qui a recu une formation en théorie du comportement, et qui a les compétences nécessaires à l’évaluation de la dysphorie de genre (incluant les médecins généralistes et les infirmiers/êres praticiens/iennes), surtout lorsqu’il s’agit de travail au sein d’une équipe multidisciplinaire.

Pour être éligible pour une chirurgie, deux évaluations indépendantes par deux professionnels en santé mentale ayant au minimum une maitrise en sciences du comportement ou l’équivalent sont éxigées. En plus des traitements hormonaux et chirurgicaux et des services de santé mentale, les nouveaux SDS traitent des questions relatives aux soins de première ligne: gynécologie, urologie, options reproductives et les thérapies de la voix et de la communication.

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